« Révolutionner une grande entreprise… C’est possible ? »

Le basculement vers la libération

Nous savons tous que les difficultés, pour une PME, dans l’appréhension d’un basculement vers l’entreprise libérée sont souvient liées à :

– l’égo du dirigeant

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– l’environnement culturel de nos entreprises

Et pourtant chaque jour nous découvrons un peu plus de nouvelles PME qui ont décidé de basculer.

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Mais qu’en est-il des grands groupes ?

Est-il envisageable de basculer une entreprise de 10 000, 50 000 ou 100 000 salariés ?

Nous pensons que OUIMieux encore nous sommes certains que c’est possible.

Nous saluons donc au passage le courage dont font preuve nombres d’entreprises de la galaxie Muliez.

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En accord avec les valeurs profondes de cette famille, de nombreuses enseignes s’engagent chaque jour sur ce chemin. Si pour notre part nous avons découvert cette renaissance dans la douleur, nous sommes convaincus que ce n’est pas un passage obligé.

De même, nous savons que chaque entité trouvera son chemin et fera sa révolution avec son propre ADN.

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Voici quelques réflexions qui nous paraissent des points de passages intéressants lorsque l’on souhaite faire basculer un grand ensemble :

– La bénédiction du Boss : Même si le boss ne mène pas directement la bascule, il paraît fondamental qu’il en comprenne tous les enjeux, toutes les conséquences et qu’il donne son assentiment définitif à l’opération, important car il aura très vite son rôle à jouer !

– L’électrochoc : Simple à réaliser, il suffit de réunir le top management du groupe (comprenant les unités opérationnelles) et de faire témoigner, Isaac GETZ et/ou quelqu’un ayant vécu une transformation identique.

– La cloche protectrice : A la fin de la conférence, si l’œil du PDG pétille (et oui son langage corporel sera important à la fin de cette intervention), il y aura souvent 10 ou 20 % des top managers des Business Unit qui seront séduits et voudront en savoir plus. L’idée est de leur proposer le deal suivant :

  • « Tu veux t’engager ? Banco, pour te faciliter la tâche et te donner le temps nécessaire, nous te proposons de te mettre toi et ta Business Unit sous cloche, tu seras ainsi protégé des interactions du groupe, de l’organisation matricielle, de la pression interne. »
  • « Tu disposeras avec tes équipes de tout le temps qu’il te faut pour te nourrir et réfléchir à la meilleure manière de préparer la libération de tes équipes »

La cloche bis : Au cours des mois, des années qui suivront, il est a peu près certains que la protection de la cloche sera mis à mal ; c’est là qu’entre en jeu le boss. Seul lui pourra réitérer son engagement à protéger durablement cette mutation et mettre à l’abri cette équipe du contrôle interne.

Et après ? Nous pouvons imaginer, qu’au bout d’1, 2, ou 3 ans, la révolution commence à révéler ses 1ers effets concrets. Il sera temps alors, de lever la cloche protectrice et de partager avec tout le groupe les résultats obtenus. Il y a fort à parier que de nombreuses nouvelles équipes voudront s’engager elles aussi dans cette révolution. La contagion pourra se faire alors petit à petit en profitant du principe de séduction, tout en respectant chacun dans ses choix.
Et pour les salariés ? Rien n’empêchera un salarié qui n’est pas à l’aise dans une organisation « libérée » de demander une mutation interne dans une unité fonctionnant sur des principes classiques. Idem dans l’autre sens !
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A propos de l'auteur

Alexandre GERARD

Co-Animateur du groupe inov-On où nous tentons de cultiver une certaine idée du bonheur...