L’entreprise libérée bouscule les représentations à l’IUT d’Aix-Marseille

Un technicien CHRONO Flex à la rencontre des étudiants

Julien Maisonnasse est maître de conférences à l’Université d’Aix-Marseille. Il enseigne les sciences de gestion, notamment auprès d’étudiants en DUT Gestion Administrative et Commerciale des Organisations.
Alors qu’il vient de faire découvrir, avec un grand intérêt, le documentaire Le Bonheur au travail de Martin Meissonnier, aux étudiants de 2e année, il tombe, complètement par hasard, sur un camion CHRONO Flex dans les rues de Digne-les-Bains.

L’universitaire interpelle son conducteur, Jean-Louis : « Dans la réalité, ça se passe comme dans le documentaire ? »Julien et Jean-Louis conviennent d’une entrevue pour en discuter plus précisément.

C’est que le professeur a une idée derrière la tête : bousculer les représentations de ses étudiants afin de provoquer la réflexion quant à leur future vie professionnelle et plus largement sur la nécessité de prendre en main leur destin.

bonheur au travail

Julien Maisonnasse revient, sur la découverte de l’Entreprise libérée – sous les traits de Jean-Louis – par ses étudiants de 2e année de DUT.

« Nous avons travaillé pendant trois heures sur le management des ressources humaines. Puis, je leur ai présenté le film Le Bonheur au travail. Ce n’est qu’après ce travail préparatoire que Jean- Louis est intervenu. Sur la quarantaine d’étudiants présents, seule une poignée a vraiment échangé avec lui. Beaucoup, bien qu’intéressés, sont restés sur la réserve. Ils ont toutefois exprimé leur joie de rencontrer quelqu’un heureux dans son travail. En réalité, leur sentiment de contentement se heurtait clairement à un réflexe d’incrédulité : « est-ce vraiment possible ? » ; sans doute dû à une éducation, un formatage à l’entreprise classique.

Jean-Louis - 1

Mais c’est vraiment ça que je recherche dans mes cours : montrer aux étudiants des manières différentes de faire et de s’organiser, dans l’esprit « Taylor nous a menti ». Il me semble nécessaire de leur donner une ouverture sur différents modes d’organisation en tant que futurs salariés et managers.

L’idée est de leur démontrer que l’implication et la motivation collective peuvent être des leviers importants pour faire avancer l’entreprise. Par répercussion, les étudiants peuvent évidemment en tirer des enseignements pour leur expérience présente à l’université ; la nécessité d’être pro-actif, par exemple.

Selon moi, il n’existe pas une vérité d’entreprise. Je souhaiterais qu’ils comprennent qu’ils possèdent une liberté de choix, qu’ils sont maîtres de ce qu’ils feront plus tard. Finalement, les étudiants ont vraiment apprécié que ce soit Jean-Louis, un technicien, qui viennent ; quelqu’un du terrain plutôt qu’un manager. Cela a donné plus de réalité et de forces à ses propos. »

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A propos de l'auteur

Alexandre GERARD

Co-Animateur du groupe inov-On où nous tentons de cultiver une certaine idée du bonheur...