Devenir une entreprise libérée.

Teractem est une Société d’Economie Mixte [dont l’actionnaire principal est le Conseil Départemental] située à Annecy.

Son rôle ? Accompagner les collectivités du département de Haute-Savoie dans leur aménagement du territoire, dans l’intérêt général.

Axelle Milochevitch, arrivée dans l’entreprise en 2012 avec le titre de directrice adjointe, nous  raconte les débuts de l’entreprise sur le chemin de la libération.

 Devenir une entreprise libérée

 « En grossissant, nous avons cumulé les procédures et les contrôles. Quand je suis arrivée chez  Teractem, j’avais l’impression d’une entreprise centrée sur la technique et non sur l’humain,  une entreprise du non-dit avec une communication plutôt écrite.

Début 2012, nous lançons un grand projet d’entreprise : « Ambition 2016 », dans lequel se retrouvent des prémices de libération : nous mettons le mode projet au coeur du fonctionnement et nous nommons des chefs de services manageurs qui ne sont plus seulement reconnus pour leur expertise. »

En 2013, le directeur prend sa retraite. C’est le second directeur adjoint de l’époque (André Barbon) qui est nommé pour le remplacer. Avant sa prise de poste, lors d’une formation à Paris, ce dernier découvre l’entreprise libérée. C’est le déclic mais il sent que le directeur en place ne sera pas réceptif. Il n’en parle pas. Quelques temps plus tard, c’est au tour d’Axelle de faire la même découverte. Elle essaie de mettre certaines nouveautés en action mais se heurte à l’immobilisme ambiant.

Le 1er juillet 2013, André Barbon prend ses nouvelles fonctions. Axelle poursuit :

« André me fait lire le discours qu’il allait dire l’après-midi-même. Là, j’ai vraiment été stupéfaite. Zobrist n’aurait pas écrit mieux ! Et nous sommes partis comme ça. Sans réfléchir. C’était une évidence pour lui et il savait que ça l’était aussi pour moi.

Il a fait son discours devant les collaborateurs dans lequel il y avait un plan d’action dont le quatrième point était : devenons une entreprise libérée et agile. »

Visiter inov-On

« J’ai rencontré Alexandre [Gérard] dans une conférence à Grenoble et je lui ai demandé si mes salariés pouvaient venir rencontrer ceux d’inov-On dans l’idée : « nous ne sommes pas seuls au monde » et puis également de voir ce qui se passait ailleurs.

J’ai donc proposé, sur le Yammer [sorte de réseau social interne à l’entreprise], à tous ceux qui le souhaitaient, de se rendre à Nantes. Dix collaborateurs ont répondu que cela les intéressaient. Pendant la rencontre, ce qui était vraiment impressionnant c’est que nous avions l’impression d’être de la même famille : c’était comme si nous nous étions toujours connus. Nous sommes tous partis avec des étoiles plein les yeux ! »

Diffuser les valeurs

« Lors du projet « Ambition 2016 », un consultant nous avait fait travailler sur nos valeurs. Nous ne savions pas trop pourquoi mais il était sympathique alors nous l’avons fait.

Un groupe de huit personnes désignées a donc travaillé et sorti les six valeurs qui ont porté le projet d’entreprise. Le rôle de ce groupe était ensuite de diffuser ces valeurs de façon ludique. Leur première action a été menée pendant la « journée société », au mois de juin. Ils ont imaginé des activités et

réparti les 60 collaborateurs en six équipes, une par valeur. Ils leur ont fait porter des tee-shirts avec le nom de chaque valeur dans le dos. A la fin de l’après-midi, à force d’appeler les équipes par leur nom, les 60 personnes connaissaient les six valeurs. Ensuite, ils ont demandé à chaque équipe de dessiner leur blason et de choisir leur devise. Ça a donné de super logo que l’on a affichés dans les salles de réunion. Au bout de deux ans, les gens ont décidé de laisser leur place. Ce sont donc huit nouveaux qui ont pris le relai. »

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A propos de l'auteur

Alexandre GERARD

Co-Animateur du groupe inov-On où nous tentons de cultiver une certaine idée du bonheur...