« Chaque entreprise doit trouver son propre chemin »

ITW 11 - CzernaCzerna Assayag est coach et dirigeante du cabinet Résilience Consulting situé à Strasbourg.

Il y a quelques années, elle rencontre Isaac Getz et découvre l’Entreprise Libérée. Depuis, elle accompagne notamment les entreprises sur le chemin de la Libération selon un principe :

L’Entreprise Libérée n’est pas un concept mais une démarche et chaque entreprise doit trouver son propre chemin.

C’est dans ce contexte d’accompagnement qu’elle a participé, avec le groupe Cuisines Schmidt, à une visite d’inov-On.

ITW 11 - Czerna ASSAYAG - Visite Cuisines Schmidt

Ce qu’il y a d’intéressant dans la visite d’une entreprise c’est de découvrir quel chemin celle-ci a choisi. Chaque année, avec les entreprises que j’accompagne, nous visitons plusieurs entreprises.

Après coup, je pose toujours les mêmes questions : « qu’est-ce qui vous a particulièrement plu ? Qu’est-ce qui serait transposable chez vous ? Et, qu’est-ce que vous direz à vos collaborateurs en rentrant ? »

inov-On : la Libération de la tête aux pieds

Cette fois, nous avons découvert des choses très particulières par rapport aux autres entreprises visitées car inov-On incarne la Libération de la tête aux pieds.

D’abord, il y existe un vrai droit à l’erreur.

Ensuite, nous avons constaté que les gens avaient un véritable plaisir à partager leur expérience. Les témoignages étaient authentiques, loin d’un discours officiel : même l’employé le plus simple est en capacité de raconter ce qui se passe pour lui.

De plus, inov-On est la seule entreprise que nous avons vue où les valeurs sont utilisées comme cadre de référence. Dans la plupart des entreprises, les valeurs sont affichées et incarnées mais chez inov-On, la première règle, ce sont les quatre valeurs.

A partir du moment où les valeurs fonctionnent, le reste relève presque du détail.

Un autre élément qui nous a interpelés, c’est la réelle poly-compétence des équipiers. Par exemple, le technicien a aussi la compétence commerciale : il est en lien direct avec le client et gère ses propres indicateurs.

Un autre point qui m’a particulièrement intéressé, en tant que coach, c’est le fait que le coaching ne soit pas réservé au dirigeant et qu’il peut se faire à tous les niveaux – c’est très rare. Dans la plupart des entreprises, le coaching est réservé aux managers et encore, pas au niveau des chefs d’équipe. Nous avons vraiment perçu que, chez inov-On, les questions sont une source d’apprentissage pour tout le monde. Les équipiers ont intégré que la question fait travailler alors que la réponse fait exécuter.

Relire le parcours de vie de Matthieu passé de directeur du réseau à coach interne >> ICI

Parcours de vie de Matthieu Wendling coach interne chez inov-On

En même temps, nous avons ressenti un engagement de tous, pas seulement des managers. Nous avons vu des gens du terrain capables de parler avec l’extérieur de la démarche initiée – des équipiers qui ne cachent pas non plus les difficultés qu’ils peuvent vivre dans leur quotidien.

Savoir-faire, savoir-être et « Aimer-faire » Ma conviction personnelle, à l’instar de ce que prône Jean-François Zobrist, est que personne ne veut faire, volontairement, du mauvais travail. Si l’on a déjà compris ça, en termes de management, ça change la donne. C’est ma ligne de conduite. Je demande toujours aux dirigeants que j’accompagne : « Connaissez-vous des salariés qui, volontairement, font du mauvais travail ? ». Là, en général, ils ne savent pas quoi répondre. Un des principes que j’essaie d’initier dans les entreprises, c’est le « aimer faire ».

Lors des entretiens d’évaluation, en général, qu’évaluent les managers ? Les compétences (savoir-faire) et les comportements (savoir-être). Je propose donc d’y ajouter un troisième volet. Aujourd’hui, un manager qui ne connait pas les appétences de ses collaborateurs n’a pas les leviers de la motivation. En coaching, je demande donc aux managers de me donner une zone de plaisir pour chacun de leurs équipiers. En général, ils ne peuvent pas me répondre : ils parlent de compétences mais jamais de plaisir. Un des objectifs que je leur fixe est donc de poser la question à leur équipe. Quand ils reviennent, ils m’avouent qu’ils ne comprennent pas pourquoi ils n’y ont pas pensé plus tôt. Ça peut être : « Pierre adore le travail d’équipe ; Paul aime bricoler : d’ailleurs, il est vraiment débrouillard… » En fait, les managers sont centrés sur la performance qui est la raison d’être de l’entreprise classique.

Dans L’Entreprise Libérée, la performance est un résultat. C’est un changement total de paradigme.

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A propos de l'auteur

Alexandre GERARD

Co-Animateur du groupe inov-On où nous tentons de cultiver une certaine idée du bonheur...